Le Canada se considère comme un pays d’immigration. C’est d’ailleurs avec cette ouverture d’esprit et cette curiosité que les gens nous accueillent pendant notre voyage en Nouvelle-Écosse. Si tu veux engager la conversation avec des Canadiens, parle-leur de leur famille : quelle génération est arrivée, quand et d’où ? Les réponses remontent souvent très loin dans le temps.

Aujourd’hui, le Canada se montre ouvert sur le monde et tolérant. Dès l’aéroport d’Halifax, il accueille ses visiteurs en trois langues : l’anglais, le français et le mi’kmaq. Il aborde visiblement et délibérément l’histoire de l’immigration, des expulsions et de l’oppression. Il y a des musées et des lieux de mémoire, des communes et des réserves. Ici, les voyageurs peuvent comprendre à quel point la cohabitation entre immigrés et autochtones a été compliquée à ses débuts. Ce n’est souvent pas un sujet facile à aborder pendant des vacances. En Nouvelle-Écosse, tu peux aussi t’adonner à l’art de l’évasion, déguster des lobster rolls, jouer sur des parcours de golf à couper le souffle et visiter des domaines viticoles. Mais on peut aussi se plonger dans l’histoire mouvementée de la province et y découvrir des parallèles avec notre époque. Hier comme aujourd’hui, les décisions de quelques puissants peuvent bouleverser la vie de beaucoup.

Nouvelle-Écosse. Vieux conflits.
La Nouvelle-Écosse en est un bon exemple. Son nom laisse penser que ce sont surtout des Écossais qui s’y sont installés. En réalité, bien avant eux, les Mi’kmaq et d’autres groupes autochtones vivaient déjà dans cette région qu’on appelle aujourd’hui le Canada atlantique ou les Maritimes. Les premiers colons européens à s’être installés durablement étaient les Acadiens. Ils avaient émigré de France. Puis les Anglais ont pris le dessus. Méfiants envers les Acadiens, ils les ont chassés à partir de 1755. La déportation a duré jusqu’en 1762. Les « New England Planters » ont pris leur place. Plus tard, des Écossais des Highlands sont arrivés, en grand nombre à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Le nom « Nouvelle-Écosse » est pourtant plus ancien que cette vague d’immigration et n’était au départ qu’une simple mention sur un papier. En 1629, le roi Jacques VI d’Écosse et Ier d’Angleterre a cédé un vaste territoire en Amérique du Nord à Sir William Alexander, en lui donnant le nom de Nouvelle-Écosse. Une colonie établie près du bassin d’Annapolis n’a pas fait long feu. En 1783, les Black Loyalists, d’anciens esclaves qui avaient combattu aux côtés des Britanniques, originaires de Sierra Leone et venus chercher la liberté en Nouvelle-Écosse, sont venus s’ajouter à l’histoire mouvementée de la colonisation de la province.

Une mosaïque au bord de l’Atlantique
Aujourd’hui, un voyage à travers la province, c’est comme contempler une mosaïque aux multiples facettes. L’héritage écossais, avec ses ceilidhs et ses cornemuses, cède la place aux paysages culturels des Acadiens ; les forteresses des armées françaises et anglaises laissent place aux institutions culturelles des Mi’kmaq et à la plus grande communauté des Black Loyalists. Beaucoup d’histoires trouvent leurs racines dans les conflits de l’Ancien Monde. Dans le Nouveau Monde, elles ont entraîné des expulsions et des souffrances. Au cours de notre voyage à travers la province, on découvre donc sans cesse une histoire complexe de la colonisation. Comme dans un puzzle, chaque lieu de mémoire et chaque musée visité venait ajouter une pièce supplémentaire, et la vue d’ensemble devenait de plus en plus claire. La liste suivante présente les colons, pour ainsi dire « par ordre d’apparition », et mentionne les principaux lieux qui permettent de découvrir cet héritage.

Les premiers arrivés : les Mi’kmaq
Les Mi’kmaq sont le peuple autochtone du Mi’kma’ki. Leur terre ancestrale se trouve dans le Canada atlantique et englobe l’actuelle Nouvelle-Écosse. Leur culture s’exprime à travers la langue, le chant, les tambours, l’art du récit et la spiritualité. Et dans leur lien étroit avec la terre et l’eau.

Elle se présente comme la plus grande communauté mi’kmaq du monde. Eskasoni, au Cap-Breton, fait partie des communautés les plus importantes. En 2021, elle comptait près de 5 000 membres. L’État canadien et les Églises ont longtemps tenté de déposséder les Mi’kmaq, de les assimiler et de briser leur autonomie culturelle. L’outil utilisé pour ça, c’était la Loi sur les Indiens de 1876. De 1884 à 1951, elle interdisait des cérémonies comme le potlatch et la danse du soleil. Des gens se sont retrouvés en prison à cause de ça. L’interdiction s’appliquait à tout le Canada. Les internats, appelés « Residential Schools », arrachaient les enfants à leurs familles. On leur demandait d’abandonner leur langue et leur identité. Pour les Mi’kmaq, il y en avait un en Nouvelle-Écosse. Le Shubenacadie Indian Residential School a été le seul des Maritimes de 1930 à 1967. Des témoignages sur les « Residential Schools » font état de violences physiques, psychologiques et sexuelles. En 2015, la Commission de la vérité et de la réconciliation a qualifié cette politique de génocide culturel. La dernière école a fermé ses portes en 1996.

La langue n’a elle aussi bénéficié d’un soutien que tardivement. Le 17 juillet 2022, lors d’une cérémonie organisée au sein de la Première Nation de Potlotek, la loi sur la langue mi’kmaw (Mi’kmaw Language Act) est entrée en vigueur. Elle reconnaît le mi’kmaw comme langue autochtone de la province. Aujourd’hui, quand tu voyages en Nouvelle-Écosse, tu peux lire des panneaux d’information sur les sites historiques en anglais, en français et en mi’kmaq. Lors des visites guidées dans les musées, on précise clairement que toutes ces terres appartenaient à l’origine aux Mi’kmaq. Ils étaient là les premiers, tous les autres sont arrivés après eux.

Sur Goat Island, Eskasoni Cultural Journeys te fait découvrir la culture et rencontrer les gens. Des guides mi’kmaq t’accompagnent sur un sentier culturel d’environ 2,5 kilomètres. Ils te racontent l’histoire et le présent de leur communauté à travers leur propre regard. Ryan montre comment chasser à la hache et à la lance, et comment on fabrique des bottes imperméables à partir de peau de castor. Quelques centaines de mètres plus loin, Elisa explique le jeu du « Waltes ». Il est bien plus ancien que l’arrivée des Européens ; Elisa parle de 5 000 ans. On y jouait lors des mariages et ça servait à régler les questions de territoires de chasse ou de conflits. Diva et Tilda dansent au son des tschidemahang, ces cuillères à cliquetis qu’on frappe l’une contre l’autre. Steven, le batteur, est content de pouvoir jouer aujourd’hui avec son groupe dans des festivals. Près du lac, Theresa Bernard se tient debout près d’une table en bois ; des robes rouges sont suspendues dans les arbres. Elle évoque le Red Dress Day et attire l’attention sur la violence disproportionnée dont sont encore victimes aujourd’hui les femmes autochtones.

L’Eskasoni Cultural Journey montre depuis combien de temps et à quel point les peuples autochtones du Canada ont été opprimés. On sent vraiment les efforts pour faire la lumière sur ce passé. Beaucoup de gens qu’on a rencontrés ont abordé le sujet de leur propre initiative. C’est pourquoi, dans de nombreux musées consacrés à l’histoire de l’immigration, on découvre aussi l’histoire des Mi’kmaq.
En complément, Goat Island propose une visite guidée sur les plantes médicinales et une sortie en kayak. Ainsi, la culture mi’kmaq ne reste pas cantonnée au passé, mais se manifeste à travers une langue vivante, la musique, les traditions familiales et la vie quotidienne. Bon à savoir : il faut réserver à l’avance pour participer à un « Eskasoni Cultural Journey ». Lieu : Goat Island, 1 Goat Island Trail, Eskasoni, Cap-Breton eskasoniculturaljourneys.ca

Les Acadiens de Grand Pré, Annapolis et Pubnico
Les Acadiens descendent de colons français. Des familles venues de l’ouest de la France se sont installées dans les années 1630 dans ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Écosse. Elles ont apporté avec elles de précieuses connaissances sur la construction de digues. Dans la baie de Fundy, les Acadiens se sont retrouvés face à l’une des zones de marées les plus puissantes au monde. Ils ont creusé des fossés de drainage et installé des « aboiteaux » : des vannes qui s’ouvrent et se ferment toutes seules au gré des marées. C’est ainsi que les marais salants se sont transformés en terres arables. Grand-Pré en est l’exemple parfait. Le village est devenu la plus grande agglomération d’Acadie. Vers 1750, on y comptait environ 1 350 habitants. Aujourd’hui, ce paysage culturel est son plus grand patrimoine et figure au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les relations entre les Acadiens et les Mi’kmaq sont considérées comme bonnes. Les Mi’kmaq ont accueilli les premiers colons, faisaient du commerce avec eux et renouvelaient leur alliance chaque année. Les Acadiens ont eux-mêmes créé leurs terres cultivables. Ils n’avaient donc pas à se disputer les ressources. Il y a eu de nombreux mariages entre les deux groupes. Avant 1755, Grand-Pré comptait plus de familles d’origine mixte que n’importe quelle autre communauté acadienne. Difficile de dire tout ce que les Acadiens ont appris des Mi’kmaq. La récolte de la sève d’érable et sa réduction en sirop en font partie. Mais ce n’était pas pour autant un paradis. En 1755, les Britanniques ont exigé un serment d’allégeance inconditionnel. Les Acadiens ont refusé. Près de 6 000 d’entre eux ont été déportés de la Nouvelle-Écosse vers des régions lointaines, et leurs maisons ont été incendiées. Les champs fertiles des Acadiens existent encore aujourd’hui.

Le site historique national de Grand-Pré et le « Landscape of Grand-Pré »
Grand-Pré, c’est là que les Acadiens se souviennent de leur histoire. Le site raconte la colonie de 1682 à 1755 et la déportation qui a commencé en 1755 et a duré jusqu’en 1762. Le site comprend un centre d’accueil, l’église commémorative, la croix de la déportation et la statue d’Évangéline. Évangéline est l’héroïne du poème épique de Longfellow datant de 1847. Cette jeune fille originaire de Grand-Pré perd son fiancé et est depuis considérée comme le symbole de la persévérance acadienne. L’église a été construite en 1922 par les Acadiens eux-mêmes, grâce à des dons provenant de toute l’Amérique du Nord. Le paysage environnant a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012.
Lieu : 2205 Grand Pré Road, Grand Pré, Vallée d’Annapolis

Site historique national de Fort Anne, Annapolis Royal
Une étape passionnante. Parcs Canada gère Fort Anne, premier lieu historique national du pays et l’un des endroits les plus disputés d’Amérique du Nord. Écossais, Français et Anglais se sont disputé ces terres, entraînant souvent les Mi’kmaq dans le conflit. La petite exposition du musée Officers’ Quarters rassemble tous ces groupes : les colons et les Premières Nations. Elle raconte l’histoire des Mi’kmaq, des Écossais, des Français, des Britanniques, des Acadiens et des Afro-Néo-Écossais.
Adresse : 323 St. George Street, Annapolis Royal


Le Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse
Pubnico a une particularité. C’est le sieur Philippe Mius d’Entremont qui l’a fondé en 1653. C’est la plus ancienne région acadienne encore habitée par des descendants du fondateur. Le musée ne présente toutefois pas de village de peuplement du XVIIe siècle. Il reconstitue un village du début du XXe siècle, sur un terrain de 17 acres surplombant le port de Pubnico. On peut y voir des maisons en bois d’origine, un phare et un cimetière. On y découvre aussi la pêche et l’agriculture telles qu’on les pratiquait il y a plus d’un siècle. Dans le café moderne qui donne sur le village, on sert tous les jours de la « Rappie Pie », un plat traditionnel acadien. Adresse : 91 Old Church Road, Lower West Pubnico, site web : levillage.novascotia.ca

Musée des Acadiens des Pubnicos
Avant même d’arriver au musée en plein air, ça vaut le coup de s’arrêter. À West Pubnico, il y a un petit musée qui raconte aussi l’histoire de la colonisation par les Acadiens. La Société historique acadienne de Pubnico-Ouest a acheté en 1977 une maison du village, l’a transformée en musée et l’a ouverte au public en 1979. La maison elle-même date de 1864. Tu traverses les petites pièces en marchant sur des planchers qui craquent. Parfois, tu aperçois une ancienne cuisine. Puis on tombe sur des objets liés à l’agriculture acadienne, dont un vieil « Aboiteau ». Cette vanne, qui se ferme toute seule à marée haute et laisse s’écouler l’eau douce des marais à marée basse, a permis de transformer les marais salants en terres cultivables. Le petit musée s’intéresse aussi à la langue. Le français des Acadiens a conservé de nombreuses expressions anciennes. Pour les francophones de souche, ça sonne un peu vieillot. Dans les combles, des objets exposés racontent l’histoire de la pêche et de la chasse au homard. Un documentaire remarquable datant des années 1940 montre la vie des baleiniers.
Lieu : West Pubnico, autoroute 335, comté de Yarmouth. Site web : museeacadien.ca

Héritage écossais
Si tu explores la Nouvelle-Écosse en voiture, tu passeras par le Ceilidh Trail. Cet itinéraire culturel croise le Cabot Trail, et tu te retrouveras donc inévitablement sur les traces des colons écossais. Plusieurs lieux perpétuent cet héritage. Si tu veux voir des violonistes et des danseurs au déjeuner ou au légendaire Red Shoe Pub, mieux vaut t’y prendre à l’avance. Quatre endroits qui valent le détour.

Le Ceilidh Trail commence à Port Hastings, juste après le Canso Causeway, qui relie le Cap-Breton au continent. Son nom fait référence à la musique et à la culture festive gaélique écossaise de la région. Le parcours suit la route 19 sur la côte ouest de l’île, le long du golfe du Saint-Laurent. Après environ 112 kilomètres, il se termine à Margaree Harbour, où il rejoint le Cabot Trail. En chemin, tu passeras par Port Hood, Judique, Mabou et Inverness.
Centre d’interprétation de la musique celtique à Judique
De juin à octobre, le centre propose des concerts plusieurs jours par semaine. En haute saison, le « Lunch Céilidh » a généralement lieu du lundi au vendredi, de 11 h 30 à 14 h. L’entrée pour écouter la musique est gratuite, tu paies juste ton repas au restaurant. Le Céilidh du dimanche a lieu toute l’année, généralement de 14 h à 17 h.

Le Red Shoe Pub à Mabou
Les Rankin Sisters, des musiciennes bien connues en Nouvelle-Écosse, ont fondé ce pub en 2005. Elles voulaient apporter quelque chose à leur commune d’origine : une bonne cuisine régionale, associée à de la musique traditionnelle. En haute saison, on y sert des plats maison à base de poisson et de fruits de mer locaux, accompagnés de bières de la région. Sur scène, on entend le violon du Cap-Breton, le piano et des chants ; de temps en temps, quelqu’un se lance dans une danse de claquettes. L’ambiance reste intime, les concerts professionnels et les sessions improvisées s’enchaînent sans coupure. Si tu veux une bonne table, viens tôt. Certaines soirées sont payantes, le programme est fixé selon la saison.

Musée Highland Village Baile nan Gàidheal à Iona
Le bâtiment d’entrée du Highland Village Museum se dresse, moderne, sur une colline. Tu passes devant la billetterie, traverses une boutique du musée toute simple et un couloir avec des panneaux d’information. Le couloir donne l’impression d’un sas temporel. Au bout, une lourde porte métallique t’attend. Tu la pousses et te retrouves à l’air libre. Le chemin monte, la vue s’étend sur le lac Bras d’Or. Une femme en robe et tablier blanc désherbe un parterre de fleurs ; derrière elle se dresse une maison en pierre au toit de chaume, comme c’était courant dans les Highlands. On se retrouve en 1770. Ce musée en plein air raconte l’histoire, la culture et l’identité des Gaëls de Nouvelle-Écosse. Onze bâtiments historiques sont répartis sur 43 acres, et des animateurs en costume te guident à travers le site. Le musée fonctionne en deux langues : l’anglais et le gaélique.

Gaelic College of Arts & Crafts à St. Ann’s
Situé près de Baddeck, sur la Cabot Trail, ce collège n’est pas une attraction touristique, mais un établissement d’enseignement ouvert toute l’année. Il transmet la culture gaélique écossaise : langue et chants, violon du Cap-Breton, piano, cornemuse, claquettes, danse des Highlands, tissage et autres métiers d’art. On a été attirés par le jeu de cornemuse de Keith MacDonald. En haute saison, il y a un céilidh tous les mercredis soirs avec violon, piano, claquettes et histoires, parfois agrémenté de mots ou de chansons en gaélique.

Les Black Loyalists à Birchtown
Ce nom peut prêter à confusion. Loyaux envers qui ? La Couronne britannique. Pendant la guerre d’indépendance américaine, on appelait « loyalistes » tous ceux qui restaient fidèles aux Britanniques. Le choix de Birchtown n’est pas un hasard. Dans les années 1780, c’est ici, à Birchtown Bay, près de Shelburne Harbour, que se trouvait, selon le centre, la plus grande colonie libre de Noirs. Ils avaient laissé l’esclavage derrière eux et se construisaient une nouvelle vie. Les conditions étaient dures. La récompense promise pour leur loyauté ne s’est jamais concrétisée. Le centre raconte leur histoire en Amérique, en Nouvelle-Écosse et en Sierra Leone. Des guides t’accompagnent à travers l’exposition, tandis que des écrans numériques interactifs t’en apprennent davantage. Dans une version virtuelle du *Book of Negroes*, on peut trouver, parmi plus de 3 000 entrées, les noms des premiers « Black Loyalists ». Le sentier patrimonial « Aminata’s Walk » porte le nom de l’héroïne du roman de Lawrence Hill, *The Book of Negroes*, et passe devant une reconstitution d’une « pit house ». C’est ainsi qu’on appelait les habitations de fortune des premiers colons. On y trouve également l’ancienne école d’Old Birchtown, datant de 1835 et restaurée, qui a fonctionné jusqu’en 1961.

Derrière le Centre du patrimoine, il y a une initiative citoyenne. En 1989, un petit groupe s’est réuni à Shelburne autour de celle qui allait devenir la fondatrice, Elisabeth Cromwell, composé pour la plupart de descendants des premiers colons, afin de rassembler l’histoire des Black Loyalists. Aujourd’hui, c’est la directrice générale Andrea Davis qui dirige le centre. Elle est la huitième génération de descendants des Black Loyalists.
Groupe : Black Loyalists. Adresse : 119 Birchtown Road, Birchtown. Site web : blackloyalist.com

Pier 21, Musée canadien de l’immigration
Le dernier grand chapitre de l’immigration se déroule entre 1928 et 1971. Le Pier 21 à Halifax était l’un des principaux points d’arrivée des immigrants au Canada. Après la Seconde Guerre mondiale, ce quai est devenu le port maritime le plus fréquenté du pays pour l’entrée sur le territoire. Près de 400 000 soldats canadiens rentrant au pays ont également débarqué ici. Le musée travaille avec des témoins de l’époque. Des courts-métrages racontent des destins individuels, tandis que des cartes montrent presque tous les itinéraires maritimes entre l’Europe et le Canada. En raison de son importance, cet établissement fait partie des musées nationaux du Canada.

En savoir plus sur la Nouvelle-Écosse
Si vous voulez savoir comment les Mi’kmaq, les Acadiens, les Écossais et les Black Loyalists ont façonné la Nouvelle-Écosse d’aujourd’hui, lisez Les colons de la Nouvelle-Écosse. Dans le Canada atlantique, le homard a longtemps été considéré comme un plat pour les pauvres. Aujourd’hui, le « lobster roll » est un symbole national. Si tu veux savoir comment se passe la pêche, participe à une sortie de nuit : À la pêche au homard en Nouvelle-Écosse te montre ce que signifie la préservation des stocks. Le Canada, c’est aussi le pays du sirop d’érable. Le Québec en fournit la majeure partie, mais la Nouvelle-Écosse récolte aussi la sève de l’érable à sucre. À Halifax, la capitale de la province, l’offre est vaste. Le guide culinaire d’Halifax te mène vers les bonnes adresses. Mais la ville a bien plus à offrir que de la bouffe. Le guide touristique va de l’atelier de parfums 7 Virtues à la visite sur le thème de l’immigration au musée de l’immigration du Pier 21. Halifax a aussi été le théâtre de plusieurs tragédies. Quand le Titanic a coulé en 1912, c’était le grand port le plus proche. De nombreuses victimes ont été amenées ici. Au cimetière Fairview Lawn, leurs tombes rappellent cette catastrophe. Le ciel s’apaise. L’observatoire Deep Sky Eye te fait découvrir la Voie lactée dans la première destination « Starlight » d’Amérique du Nord. Ici, observer les étoiles au niveau de la mer, ça veut dire : mettre de l’anti-moustiques pour admirer la Voie lactée.
Cette recherche a été soutenue par Visit Nova Scotia
