Randonnée vers la « fenêtre des Tauern »

Heureusement, notre journée avec Martha Hutter, la garde forestière du parc national, n’a pas été gâchée par la pluie. La veille, il avait plu des cordes pendant des heures. Le lendemain, le temps est resté sec, pour l’instant. Notre point de rendez-vous : le parking de l’auberge Schütthof. Martha nous attend déjà : veste verte, chaussures de marche, une casquette rigolote. On prend le chemin de la vallée de l’Untersulzbachtal, l’une de ces impressionnantes vallées en auge des Alpes orientales, qui n’a pas été façonnée par l’homme.

Zwei Wanderer erkunden das steinige Flussbett am Wasserfallrundweg Untersulzbach, Rosental, Austria, umgeben von bewaldeten Bergen und schneebedeckten Gipfeln
Avec la garde forestière Martha Hutter dans le champ d’éboulis d’un torrent de montagne. En arrière-plan, les sommets enneigés des Hohe Tauern. Ces vastes étendues de graviers sont le résultat des crues et des éboulis transportés par les torrents de montagne. / © Photo : Georg Berg

Une vallée en auge, c’est le résultat d’un travail acharné, mais pas humain. Il y a des millénaires, un glacier s’est frayé un chemin à travers la roche, a lissé les flancs et transformé un V pointu en un large U. Des parois abruptes, avec un fond plat entre les deux. C’est comme ça qu’on reconnaît encore aujourd’hui une vallée en auge, même si la glace a disparu depuis longtemps. Avec la vallée de l’Obersulzbach, la vallée de l’Untersulzbach forme depuis 2019 la zone sauvage des vallées du Sulzbach. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) lui a attribué la catégorie de protection européenne la plus élevée : 6 728 hectares où seule la nature a son mot à dire. L’homme n’intervient plus ici, ni pour orienter ni pour corriger. Sur notre parcours, le sentier de randonnée est bien balisé, les ponts et les plateformes d’observation au-dessus du ruisseau tumultueux sont entretenus et maintenus. Mais au cœur de la zone sauvage, les sentiers s’arrêtent. Pour s’y rendre, il faut un garde forestier. Ou de la chance. 

Eine Wanderin gestikuliert am Waldteich am Wasserfallrundweg Untersulzbach, Rosental, Austria
Martha Hutter, garde forestière du parc, près d’une petite mare forestière aux eaux sombres au bord du chemin. Ces petits plans d’eau stagnants offrent un habitat aux amphibiens et aux insectes au sein de cette forêt de conifères par ailleurs très dense / © Photo : Georg Berg

De tenancière de refuge à garde forestière

Martha Hutter est originaire de la vallée de Fuschertal, l’une des treize vallées latérales de la vallée de la Salzach, au cœur de l’actuelle région touristique des Hohe Tauern. Monitrice de ski de métier, elle est aussi, depuis de nombreuses années, garde forestière du parc national, de mai à fin octobre. Mais entre-temps, il y a une autre histoire : pendant six étés, Martha a tenu le refuge Schwarzenberg dans la vallée de Fuschertal. On ne peut y accéder qu’à pied et c’est encore aujourd’hui l’un de ses lieux de ressourcement, comme elle le dit. En 2003, elle a postulé pour devenir garde forestière. La formation, répartie sur plusieurs des six parcs nationaux autrichiens, dure deux à trois ans. Les tout premiers gardes étaient déjà des moniteurs de ski, raconte Martha. La combinaison s’impose d’elle-même : sur les pistes en hiver, dans la vallée en été. Elle-même s’est, comme elle le dit, « jetée à fond dans la formation ». 

Zwei Frauen stehen vor dem Informationsgebäude des Nationalparks Hohe Tauern Obersulzbachtal und einem Kassenautomat an der Mittergasse in Rosental Austria
Nouveau centre d’information du parc national d’Obersulzbachtal. Une borne automatique gère les frais de stationnement / © Photo : Georg Berg

Douze gardes-parcs travaillent actuellement dans le parc national des Hohe Tauern, dont trois femmes. Quatre sont employés à l’année, les autres, y compris Martha Hutter, pendant la saison estivale. « On forme une bonne équipe », dit-elle. Chaque garde-parc est affecté là où il ou elle connaît bien le terrain. Pour Martha Hutter, c’est sa vallée natale et les vallées voisines. En été, ses collègues sillonnent le territoire de Krimml à Hüttschlag. Aux entrées des vallées, de nouveaux points d’information viennent compléter l’offre destinée aux visiteurs. Là, des stagiaires renseignent les visiteurs sur les attractions et les particularités de chaque vallée. 

Zwei Frauen wandern und unterhalten sich auf dem Wasserfallrundweg Untersulzbach Rosental Austria
Martha Hutter montre du doigt un sillon creusé par l’eau sur le chemin de gravier. De fortes pluies peuvent laisser des traces d’érosion même sur les sentiers de randonnée aménagés / © Photo : Georg Berg

Au bord du chemin

Les premiers kilomètres se déroulent tranquillement. Notamment parce que Martha ne fait guère trois pas sans s’arrêter. Prêle, lycopode serpentine, tête-de-veau velue poussent au bord du chemin. Pour nous, citadins, c’est un langage étranger qu’elle nous traduit patiemment. Les épicéas de la vallée, explique-t-elle, ont été plantés par l’homme, ce ne sont pas des arbres indigènes. Ils fleurissent tous les sept ans, et du pollen jaune recouvre alors les cimes. Elle te montre la différence entre l’épicéa et le sapin à travers leurs cônes : l’épicéa laisse les siens pendre ; ils tombent entiers au sol. Le sapin porte ses cônes debout, comme de petites bougies sur les branches, et les garde jusqu’à ce qu’ils se désagrègent là-haut. Seules les écailles s’envolent une à une, tandis que le cône reste accroché à la branche. C’est pour ça qu’on ne trouve jamais de cône de sapin entier dans la forêt. Ce qui, comme le fait remarquer Martha, n’empêche pas le monde entier de toujours parler de « cônes de sapin » quand on en trouve. 

Tüpfelfarn, auch Engelsüß genannt, am Wasserfallrundweg Untersulzbach. Sein dünnes Rhizom schmeckt süß, fast wie Lakritz.
Fougère à taches, aussi appelée « fougère des anges », sur le circuit de la cascade d’Untersulzbach. Une forêt de conifères clairsemée avec un sous-bois dense est typique des vallées de torrents sauvages et préservées du parc national des Hohe Tauern / © Photo : Georg Berg

Sur une souche d’arbre, juste à hauteur des yeux, pousse une minuscule fougère. Je suis complètement émerveillé par cette plante délicate et Martha me raconte l’histoire qui va avec : c’est une fougère à taches, aussi appelée « herbe des anges ». Son rhizome fin, que j’ai goûté sur la langue, a effectivement un goût sucré, presque comme de la réglisse. Autrefois, raconte-t-elle, on utilisait cette racine comme substitut du sucre en période de disette. Un peu plus loin, on tombe sur un lit de ruisseau asséché, parsemé de pierres d’un rouge éclatant. « C’est, aussi bizarre que ça puisse paraître, l’algue verte rouge », dit Hutter. Une algue qui est en réalité verte, mais dont la chlorophylle est masquée par un pigment rouge, si bien qu’elle ressemble à une tache de rouille sur la roche. Et comme on aborde aussi aujourd’hui la minéralogie de la « fenêtre des Tauern », on ressort le vieux dicton des mineurs : « Feldspath, quartz et mica, ces trois-là, je ne les oublie jamais. » Un moyen mnémotechnique du XIXe siècle qui a traversé les siècles. Il désigne les trois minéraux principaux du gneiss et du granit.

Das Tal zeigt ein Flussbett mit orangefarbenen Felsen und dichte Wälder am Wasserfallrundweg Untersulzbach, Rosental, Austria
Des dépôts d’algue verte rouge, dont la chlorophylle est masquée par un pigment rouge, ce qui lui donne l’aspect d’une tache de rouille sur la roche, dans le lit de gravier / © Photo : Georg Berg

C’est quoi, la « fenêtre des Tauern » ?

Dans les Hohe Tauern, on marche sur un sol géologiquement particulier. Les plus hauts sommets sont constitués d’une roche qui, ailleurs dans les Alpes, est enfouie profondément. Il y a 100 millions d’années, la plaque africaine s’est collée contre la plaque eurasienne. Les couches rocheuses plus anciennes ont été poussées vers le haut. Aujourd’hui, la « fenêtre des Tauern » est à nu ici. C’est une bande de 160 kilomètres de long qui s’étend du Brenner au Katschberg, au centre de laquelle se dressent quatre imposants noyaux de gneiss, dont celui du Großvenediger. Les spécialistes parlent d’une sensation géologique. Pour les profanes, il suffit de savoir ça : quand tu grimpes ici, tu remontes le cours de l’histoire de la Terre.

Malgré le ruissellement du ruisseau et le vert éclatant des arbres : le changement climatique a aussi atteint la vallée de l’Obersulzbach. Les collègues chercheurs de Hutter, raconte-t-elle, documentent depuis des années comment les animaux et les plantes du parc national remontent la montagne, à la recherche des températures auxquelles ils se sont habitués au fil des millénaires. Le changement climatique, dit-elle, n’est plus un sujet abstrait, mais quelque chose que tu peux observer de tes propres yeux à cette altitude. Année après année, un peu plus haut.

Lachende Wanderer genießen eine Pause im Wald am Wasserfallrundweg Untersulzbach Rosental Austria
Une classe de collégiens fait une pause avec le garde forestier Hannes sur le circuit des cascades. En tant qu’ambassadeurs du parc national des Hohe Tauern, les gardes forestiers transmettent leur savoir / © Photo : Georg Berg

Hannes, un collègue, et la classe

À mi-chemin, on croise Hannes, un collègue de Martha, qui guide un groupe d’élèves ce jour-là. Les jeunes sont attirés par les fougères et les buissons au bord du sentier et écoutent attentivement le garde forestier. Une petite scène, mais typique : les visites guidées avec les vacanciers et les classes d’école représentent une part importante du travail des gardes forestiers. Idéalement, ce sont les classes qui viennent dans le parc national, mais « on va aussi dans les classes ». Les douze gardes forestiers du parc national se considèrent clairement comme des ambassadeurs, et pas seulement comme des surveillants. Mais leurs missions comprennent aussi des rondes de contrôle. « On est les gardiens de la montagne et de la nature », explique Hutter. « Parfois, on doit donner des avertissements quand les gens ne se comportent pas de manière respectueuse, par exemple en laissant traîner leurs déchets. » Les visites guidées dans la zone sauvage des vallées du Sulzbach sont particulièrement prisées : elles traversent un paysage intact, avec une végétation pionnière près des avant-bords des glaciers. Une telle randonnée dure neuf heures, le long du ruisseau rugissant. Un moment précieux, riche en découvertes sur les plantes, les animaux et le travail accompli pour leur protection. 

Ein wilder Fluss rauscht durch eine bewaldete Schlucht am Wasserfallrundweg Untersulzbach, Rosental, Austria
L’Untersulzbach charrie ses eaux puissantes à travers l’étroite gorge rocheuse du circuit des cascades dans la vallée de l’Untersulzbach / © Photo : Georg Berg

Des négociations acharnées, puis l’acceptation

En 1971, la région a été déclarée zone protégée, et le parc national a été officiellement créé en 1981 – entre-temps, comme le raconte Hutter, il y a eu dix ans de négociations acharnées, surtout avec les propriétaires fonciers. Ceux qui laissaient leurs terres en jachère recevaient une compensation – par exemple, s’ils couvraient leur toit de bardeaux de bois traditionnels ou installaient une clôture du Pinzgau, cette clôture en bois dense et sans clous qu’on trouve encore aujourd’hui dans le paysage. Aujourd’hui, dit Hutter, le projet est très bien accepté dans toute la longue vallée des Tauern ; les communes du parc national soutiennent toutes ce projet. Avec ses 1 856 kilomètres carrés, le parc national des Hohe Tauern est le plus grand des Alpes, réparti entre Salzbourg, le Tyrol et la Carinthie. On y trouve environ 3 500 espèces végétales et quelque 15 000 espèces animales – dont les « Big Five » des Alpes : le bouquetin, le chamois, la marmotte, l’aigle royal et le gypaète barbu

Besucher mit Helmen und Schaubergwerk-Jacken stehen vor dem Stollen "Glück Auf" am Wasserfallrundweg Untersulzbach Rosental Austria
Début d’une visite guidée, avec des imperméables chauds et des casques de protection, devant l’entrée en maçonnerie de la galerie de la mine touristique de Hochfeld, dans le parc national des Hohe Tauern / © Photo : Georg Berg

Sainte Barbe et le renard

Au bout d’environ deux heures, on arrive à la « Knappenhütte », le bâtiment d’exploitation situé devant l’entrée de la galerie. Veste imperméable rembourrée, casque de protection, lampe de mineur… Hutter distribue l’équipement avec l’aisance de quelqu’un qui a l’habitude de le faire. Sur le plan linguistique aussi, on entre dans un autre monde : on « s’engage » dans la galerie, dit Hutter, même si l’entrée, comme ici, se trouve en surface – un héritage du jargon minier qui perdure encore aujourd’hui. Juste derrière la porte en fer se tient Sainte Barbe, la patronne des mineurs. Le 4 décembre, jour de sa fête, on coupe traditionnellement une branche de cerisier, la « branche de Sainte Barbe » : si elle fleurit à Noël, la coutume promet le bonheur pour l’année à venir. 

Ein Besucher mit Stirnlampe beleuchtet einen dunklen Bergbaustollen am Wasserfallrundweg Untersulzbach Rosental Austria
Galerie de la mine touristique de Hochfeld : on s’enfonce dans la montagne en marchant sur des planches de bois posées entre les rails du train minier historique. De l’humidité perle sur les parois rocheuses de l’ancienne mine de cuivre / © Photo : Georg Berg

Le chemin s’étend sur 136 mètres à travers des éboulis et des gros rochers. Ce jour-là, c’est assez humide. La veille, il avait plu pendant des heures, et la montagne met plus de temps qu’on ne le pense à se débarrasser de l’eau. À un moment, Hutter te montre une traverse dans l’encadrement de la porte, le « Fuchs »: si elle s’incline, c’est que la montagne bouge – un système d’alerte simple, vieux de plusieurs siècles. Du XVIe siècle jusqu’en 1954, on y a exploité du cuivre, avec quelques interruptions. À son apogée, au XVIIIe siècle, une quarantaine de mineurs travaillaient sous terre, tandis que quarante autres, souvent des femmes, s’occupaient à l’extérieur du concassage et du transport. Des anciens bâtiments, il ne reste aujourd’hui plus que la salle des mineurs. La galerie dite « Erbstollen », qu’on traverse, a nécessité environ trente ans de travaux pour être creusée à l’explosif puis taillée à la main. Elle a été transmise de génération en génération par les mineurs. En été, on peut faire le tour complet, du « Morgenrevier » à l’est jusqu’au « Abendrevier » à l’ouest, à un endroit situé à trente mètres sous l’Untersulzbach. Quand les conditions météo s’y prêtent, on entend le ruisseau murmurer au-dessus de nos têtes. 

Zwei Personen mit Schutzhelmen erkunden einen Stollen mit Werkzeugen am Wasserfallrundweg Untersulzbach, Rosental, Austria
La garde forestière Martha Hutter laisse les participants à la visite guidée découvrir la formation rocheuse de la mine touristique de Hochfeldl avec les outils des mineurs / © Photo : Georg Berg

Ce jour-là, le casque n’est pas juste une question de réglementation, mais une nécessité. À certains endroits, on marche courbé par mesure de précaution ; les pieds pataugent de flaque en flaque. Les trappes d’aération restent ouvertes pour laisser passer un courant d’air dans la galerie et renouveler l’oxygène. Autrefois, les chiens de mine circulaient sur ces voies étroites, ainsi que de petites caisses en bois avec lesquelles, autre chapitre de l’histoire minière, les enfants extrayaient le minerai. Au bout de quelques centaines de mètres, l’eau ruisselle presque du plafond, écho de la pluie de la veille qui s’infiltre à travers les couches rocheuses. Heureusement, la galerie est conçue de telle sorte que l’eau retrouve d’elle-même le chemin vers l’extérieur.

Zwei Wanderer stehen an der Knappenhütte am Wasserfallrundweg Untersulzbach, Alte Holzstempel wurden gegen neue, vor Ort zugeschnitte Holzbalken ausgetauscht
Près de la cabane des mineurs, on voit des traces de l’entretien de la galerie : les vieux poteaux en bois ont été remplacés par de nouvelles poutres coupées sur place / © Photo : Georg Berg

Quand on ressort à la lumière du jour, le ciel a changé. Les nuages sont plus bas et s’amoncellent au-dessus de nous. On reprend le chemin du retour. Au bout d’un moment, notre sentier croise à nouveau le circuit de la cascade. Cette fois, on prend le côté qu’on avait laissé de côté ce matin. Des passerelles en bois surplombent l’Untersulzbach rugissant. Les premières gouttes de pluie se mêlent à la brume de la cascade, et on constate avec étonnement : aujourd’hui, on a vu ce ruisseau des deux côtés de la vallée, d’en haut, là où il rugit, et même d’en bas, à trente mètres sous son lit, on a pu l’entendre grondé. L’Obersulzbach avec tous les sens : ce n’est qu’une des nombreuses expériences nature passionnantes que Martha, en tant qu’ambassadrice du parc national des Hohe Tauern, nous a fait découvrir. Clique ici pour accéder à la liste des randonnées guidées par les gardes forestiers du parc national.

Histoires sur Salzbourg

Dans la salle baroque, le dîner Mozart, très apprécié des touristes, a lieu plusieurs fois par semaine au St. Peter Stiftskuliarium et se termine toujours par le dessert classique, le « Salzburger Nockerln ». Pour en savoir plus sur cette spécialité et d’autres, consultez le reportage Salzbourg sucré.  L’article Balade en ville avec Mozart révèle les traces que Mozart a laissées dans sa ville natale, Salzbourg. Le DomQuartier de Salzbourg innove et vous invite dans les salles d’apparat de la Résidence à une séance de yoga flow accompagnée de musique de Mozart en direct. Une visite à l’Augustiner Bräu pour déguster une Märzen bien fraîche sous les vieux châtaigniers ou dans la salle historique Stockhammer devrait également figurer au programme d’une visite de Salzbourg.

Cette recherche a été soutenue par le Parc national des Hohe Tauern et le SalzburgerLand

Content Protection by DMCA.com
Thèmes de outdoor sur Tellerrand-Stories

Notre méthode de rédaction se caractérise par un travail de texte vécu et bien documenté et par une photographie professionnelle et vivante. Pour toutes les histoires, les impressions de voyage et les photos sont prises au même endroit. Ainsi, les photos complètent et soutiennent ce que nous lisons et le transmettent.

Ne manquez plus jamais les nouvelles histoires de Tellerrand ! Mithilfe eines Feed-Readers lassen sich die Information über neue Blogartikel in Echtzeit abonnieren Un lecteur de flux permet de s'abonner en temps réel à toutes les histoires du Tellerrandstories.

Permalien de la version originale en allemand :https://tellerrandstories.de/salzburg-hohe-tauern-ranger